Saturday, March 31, 2007

Un nouveau chef au Parti québécois ?

Suite au résultat des dernières élections provinciales, plusieurs réclament la tête d'André Boisclair.

Selon moi, nous avons tord de juger notre chef, pour qui nous avons voté en majorité, dois-je rappeler, alors qu'il avait les mains liées par un programme auquel il n'a eu d'autre choix que d'adhérer.

André Boisclair a dû composer avec les statuts actuels du parti ne lui permettant pas de désigner bon nombre de candidats de qualité souhaitables dans plusieurs circonscriptions. Les différentes interventions de personnages solidement ancrés au parti, qui n'ont d'ailleurs pas été les premiers à appuyer André dans sa course à la chefferie, n'ont d'aucune façon contribué à l'unité nécessaire et aujourd'hui essentielle à la survie du Parti québécois.

Par ailleurs, il est impératif de prendre en considération dans cette réflexion que le projet de souveraineté n'est plus l'apanage d'un seul parti. Sans les appuis tout de même considérables au Parti vert et à Québec solidaire, le Parti québécois aurait à tout le moins été à l'opposition, et dans le meilleur des scénarios au pouvoir formant ainsi un gouvernement minoritaire.

Face à ces évidences, posons-nous la question, Bernard Landry aurait-il mieux fait ? Pauline Marois ? Ou quelconque messie ?

Je suis donc, pour l'instant, d'avis que nous devons nous unir et donner plus de pouvoir au chef que nous avons élu. Chacun croit qu'André Boisclair a mené une excellente campagne. Chacun sait qu'il incarne tout ce que nous voulons d'un Québec contemporain ouvert sur le monde, qu'il est un homme porteur de valeurs universelles, telles le respect de l'autre, l'égalité entre les hommes et les femmes.

Une réflexion s'impose suite à cet échec, certes, mais donnons d'abord à ce chef toute la latitude nécessaire au déploiement de son leadership.

4 comments:

Dianerythmes said...

Il serait facile de lui mettre le blâme sur le dos, trop facile! Et pendant ce temps nous donnons des armes au autres partis! Donnons nous la main et bâtissons dans l'unité et non la division.. Le changement commence par notre propre pensée a sois, imaginons une seconde de l'extérieur comment cela peut etre perçue de remettre en doutte la capacité a notre chef d'etre le bon capitaine? De l'extérieur ca ressemble a "Mais comment on peut faire confiance a un partie qui se remet lui meme en doute?..Pas tres rassurant, hein!.Non il faut arreter de se diviser au sein meme de notre partie, unissons nos forces et on y arrivera...a bientot fannie..xox

Julien Fournier Dorion said...

Je suis d'accord. Il faudra néanmoins se poser des questions sur le discours souverainiste de Boisclair, qui porte essentiellement sur les dossiers économiques. Force est d'admettre que les propos de notre chef, qui ne s'inspiraient pas nécessairement du programme péquiste, peinaient à rejoindre le citoyen moyen.

Mario Dumont, lui, en bon opportuniste, a réussi à faire vibrer la fibre identitaire des Québécois, pernicieusement cependant...

Anonymous said...

J'ai déjà rencontré André Boislcair et il n'est pas l'homme distant qu'on imagine, il a de bonnes idées. Je crois encore à la souveraineté mais il va falloir revitaliser le parti sans renvoyer André Boisclair.

Averlok said...

De plus, encore entrer dans un processus de changement de chef, va encore diviser le parti et donner une image instable de celui-ci. Lors de l'investiture, Boisclair était loin d'être mon premier choix mais avec le temps, je m'y suis fait. Il faut maintenant donner le temps au parti de se reconstruire, sans toutefois repartir une course à la chefferie.

 

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